« Je veux devenir riche », oui ! Mais pas comme çà !

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Dans ma quête de développement perso, un jour je me suis dit « Je veux devenir riche » et j’ai compris que je n’étais pas sur la bonne voie.

Je vais vous raconter une histoire, mon histoire.

Une histoire qui a sans doute orienté ma vie.

Ma famille.

 

Mon père vient du monde ouvrier.

Il n’a pas voulu aller à l’école et a donc commencé à travailler à 16 ans avec son père.

Ils travaillaient tous les deux dans le monde du bâtiment, de la construction.

Ils faisaient des petits travaux de maçonnerie, de carrelage.

Le milieu du bâtiment est un monde très dur, c’est très physique. 

Mon père a commencé à zéro sa carrière d’indépendant : zéro argent, zéro client.

Il a construit sa carrière professionnelle de ses propres mains, de sa propre sueur, à la force du courage.

Je me souviens d’une photo : mon père occupé de conduire une Citroën 2cv avec une remorque, son premier véhicule de chantier.

C’était ses débuts, et au final il a bien réussi sa vie professionnelle

 

Mon premier jour dans le milieu

 

J’avais 11 ans quand ça a commencé, quand mon père m’a enrôlé « de force » sur un de ses chantiers.

Je n’ai pas vraiment eu le choix, et de toute façon, je ne savais pas trop dans quoi je m’embarquais vu que c’était la première fois.

Il s’agissait d’une école qui était fermée car nous étions pendant les congés scolaires.

J’étais donc moi aussi en congé.

Nous devions refaire le carrelage de 2 ou 3 classes pendant que l’école était fermée.

C’était le contrat, tout devait être terminé pour la reprise scolaire.

Ne connaissant rien au milieu, mon père m’a donc donné une brouette pour transporter le sable et le ciment à l’intérieur des classes.

Une brouette remplie de sable, c’est lourd, très lourd, surtout quand vous êtes un gamin de 11 ans.

Très bien, je me suis exécuté.

Je ne voulais pas me ridiculiser devant mon père et ses ouvriers.

Toute la journée, j’ai donc véhiculé ces brouettes encore et encore.

J’étais épuisé et je vous assure que pour le retour, il ne m’a pas fallu plus de 2 minutes pour m’endormir dans la camionnette.

 

Le deuxième jour…

 

Après avoir dormi comme un bébé toute la nuit, mon père me réveille à 5h00 du matin.

Je mange vite une tranche de pain, je bois une tasse de lait, et je prépare mon repas de midi.

Et c’est reparti…

Après le sable et le ciment, il y avait les boites de carrelage, des boites de 25-30 kg.

Et il en faut des boîtes pour faire le carrelage d’une classe !!

Charger, transporter et décharger.

Répéter l’opération encore et toujours, inlassablement toute la journée.

Fatigué, les bras en décomposition, nous rentrons enfin après 10-12 heures de travail.

 

 

Le dixième jour

 

Ce travail a duré une dizaine de jours.

Ce type de travail me plaisait mais c’était physiquement très éprouvant pour un gamin.

Après 10 jours à ce rythme, j’ai reçu un peu d’argent de poche de la part de mon père.

C’était cool  🙂  🙂  🙂 

Quand vous êtes gamin, recevoir de l’argent pour un travail que vous avez réalisé, c’est gratifiant.

Vous pouvez en faire ce que vous voulez, vous ne devez pas demander la permission à vos parents. 

C’est votre argent, vous l’avez mérité.

Vous goûtez déjà un peu au monde du travail tout en restant un gosse.

PS : Inutile de vous dire qu’après ce genre de job, j’étais imbattable au jeu de château de sable sur la plage pendant les vacances 😉 

 

J'ai toujours pensé "Je veux devenir riche" et j'ai compris que ça ne serait pas en travaillant comme un forçat toute ma vie que j'y arriverai.

 

Et après ?

 

Cette histoire s’est répétée toute ma jeunesse, toute mon adolescence et au début de ma vie adulte.

Durant une partie de mes congés scolaires, je travaillais sur les chantiers de mon père.

J’ai continué à faire ça jusqu’à ce que j’obtienne mon diplôme d’ingénieur en construction et que je commence à travailler vraiment.

Je me souviens de quelques anecdotes :

 

  • J’avais 14-15 ans. C’était en hiver, il gelait et j’étais aux commandes d’une pompe à chape. C’est un gros malaxeur/compresseur que vous remplissez de sable, d’eau et de ciment et qui ensuite envoi le mélange au travers d’un gros tuyaux jusqu’à la pièce où vous travaillez. Je remplissais toute la journée cette machine. Il faisait tellement froid que mes mains étaient figées sur ma pelle. Je me souviens les plonger dans une cuve d’eau gelée pour essayer de les réchauffer. J’ai souffert ces jours-là.

 

  • J’avais 16-17 ans. Encore et toujours aux commandes de cette pompe à chape. J’étais avec un ami qui m’aidait à charger le sable à la pelle dans cette machine. Nous avions un énorme tas de sable de 30 tonnes. C’est la charge complète d’une grosse semi-remorque. Vers midi nous avions épuisé ce tas de sable. Nous étions tous les deux également épuisés. Cela faisait 15 tonnes de sable chacun ! Mais nous pensions avoir terminé notre journée, nous étions contents ! Jusqu’à ce qu’une deuxième semi-remorque arrive. Au final de cette journée, nous avions manœuvré chacun 30 tonnes de sable, sur une seule journée !

 

  • J’avais 18-19 ans et mon permis de conduire. Mon père m’envoyait seul livrer des palettes de boites de carrelage sur un chantier. 3 tonnes de carrelage à monter au 3ème étage sans ascenseur et sans engin de levage. Moral à zéro avant de commencer. Fatigant, épuisant, démoralisant et seul !

 

Que faut-il retenir de cette tranche de vie ?

 

  • J’ai appris dès mon enfance ce qu’était le travail manuel dans le monde de la construction. C’était dur, difficile. J’ai compris très tôt que je ne pourrais jamais faire une carrière complète dans ce secteur. Je n’en avais pas envie. D’ailleurs, je connais énormément d’ouvriers dans ce secteur. Il est rare qu’ils terminent leur carrière sans séquelles (dos, genoux, épaules,…). Cela m’a conforté dans ma vision des choses par la suite.

 

  • Le fait que ce soit si difficile m’a poussé à vouloir faire des études. Un peu contre l’avis de mon père d’ailleurs qui aurait préféré que je travaille directement avec lui. Je l’entends encore me dire « Tu as 18 ans maintenant, tu as fini l’école, tu viens travailler avec moi ? ». Et moi de lui répondre « Je veux faire des études papa, au cas où ça ne marcherait pas, j’aurais une corde de plus à mon arc ». Le fait d’avoir fait des jobs ainsi m’a boosté à terminer mes études !

 

  • J’ai appris très jeune la valeur de l’argent. Il faut travailler, parfois très dur, pour gagner sa vie, pour obtenir un salaire. 

 

  • J’ai appris à connaître le monde ouvrier et à me mettre à leur hauteur. A respecter ces personnes qui font un travail si difficile toute leur vie. Par la suite, à chaque fois que j’ai rencontré un ouvrier du bâtiment, je l’ai toujours considéré, je ne me suis jamais pris de haut.

 

« Je veux devenir riche » oui !

 

Ça a toujours été clair pour moi, j’ai toujours voulu devenir riche et surtout libre.

Je n’ai jamais eu de doutes là-dessus et cette idée ne m’a jamais posé de problèmes de conscience.

Mais j’ai très vite compris que ce ne serait pas ainsi que j’y arriverais.

J’ai compris qu’il y avait certainement des moyens de gagner sa vie plus facilement !

Warren Buffet et Bill Gates par exemple n’avaient certainement pas fait un travail lourd comme celui-là pour en arriver où ils étaient.

 

 

Conclusions :

 

Au final, cet enseignement que mon père m’a donné a été « la meilleure école de ma vie ».

Mon école de vie. J’ai appris énormément. J’ai appris la vie !!!

J’ai toujours pensé « Je veux devenir riche » et un jour j’ai compris que ça ne serait pas en travaillant comme un forçat toute ma vie que j’y arriverai.

Quand bien même mon corps encaisserait les efforts que j’aurais dû lui demander de faire pendant toute une carrière.

 

« Le travail est un trésor. Le travail des autres, cela va de soi »   Henri Jeanson, Auteur, dialoguiste français (1900-1970).

 

Pensez-vous toujours que le travail est la meilleure manière de devenir riche ? Vous êtes-vous déjà posé la question « Je veux devenir riche » ? N’hésitez pas à partager avec moi et avec d’autres vos expériences en laissant un commentaire.

 

Bonne route vers la richesse…

David Demaire

www.moi-riche-pourquoi-pas.com

 

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3 réactions au sujet de « « Je veux devenir riche », oui ! Mais pas comme çà ! »

  1. Bonjour David!
    Quel beau parcours! C’est vrai qu’être passé par les métiers difficiles du bâtiment a dû être sacrément enrichissant. On apprend beaucoup sur soi quand on galère toute la journée
    Je tenais à te féliciter pour la qualité de ton site. Il est très agréable à lire et instructif.
    Nous sommes loin de ta réussite mais nous avançons pas à pas. Pour l’instant, nous avons 9 biens à notre actif en location, ce qui nous rapportera environ 2500€ par mois dès que nous aurons terminé les derniers travaux. Nous avons également acheté notre résidence principale. Je sais qu’acheter sa RP n’est souvent pas recommandé, mais nous avons dans l’idée de la louer d’ici un an ou deux afin de voyager en famille, et elle prendra à ce moment là toute sa valeur, car nous pourrons en tirer des revenus conséquents (au minimum 1500€ par mois)
    Je souhaite longue vie à ton site et te remercie de nous faire partager ton expérience.

    1. Salut Elisabeth,
      Je te remercie pour tes compliments et encouragements, ça motive à continuer :-).
      9 biens locatifs c’est déjà très très bien. Le plus important est d’être passé à l’acte un jour et le plus dur est d’acheter le premier bien.
      Tu verras qu’il est beaucoup plus facile de passer de 10 à 20 biens que de passer de 0 à 10.
      Si c’est ton choix bien entendu ?!
      Il ne faut pas tout l’or du monde pour être heureux.
      Bonne route vers la richesse.
      David

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